Vie locale

Chessy ► Alain Graton, écrivain historien, présente son nouvel ouvrage : « La Seine-et-Marne au cœur de la guerre d’Espagne »

Alain Graton, habitant de Chessy, spécialiste en histoire de l’aviation, a écrit son nouvel ouvrage,  » La Seine-et-Marne au cœur de la guerre d’Espagne ». Magjournal a rencontré l’écrivain mercredi 11 juillet, à l’auberge Saint-Nicolas, à l’occasion d’une séance de dédicace.

Magjournal : Alain Graton, pourquoi écrire un livre sur l’aviation lié à la guerre d’Espagne ?

J’ai rencontré un jour, lorsque je faisais l’historique de l’aérodrome de Meaux-Esbly, des personnes m’apprenant qu’au moment de la guerre d’Espagne, de 1936 à 1939, il y avait des Espagnols qui venaient se former au pilotage et logeaient à l’Hôtel de la plage d’Esbly, guinguette à l’époque, aujourd’hui en friche. Alors j’ai pris des contacts avec des associations de pilotes espagnols, particulièrement à Madrid, qui m’ont confirmé qu’effectivement de jeunes pilotes venaient se former sur l’aérodrome de Meaux-Esbly et Coulommiers-Voisins, en toute discrétion. J’ai pris contact avec un des pilotes, qui vit près de Toulouse, et il n’avait qu’une envie, celle de partager cette époque. Il m’a invité et j’ai passé une semaine avec lui.

Comment avez-vous réussi à suivre le fil de l’histoire des pilotes ?

Après avoir rencontré mon pilote à Toulouse, qui lui avait combattu avec les pilotes républicains formés à Meaux, j’avais un témoignage important pour creuser les recherches, et regrouper les témoignages. Puis d’autres rencontres avec des personnes de la région m’ont permis de recueillir récits et photos, bien souvent noircies par le temps. Il a fallu défricher, cela m’a demandé beaucoup de persévérance… mais j’aime aller au fond des choses.

Quel était le contexte de l’époque ?

Lors du déclenchement de la guerre d’Espagne, en juillet 1936, la majorité des pays européens avait pris la décision de rester neutres. Hélas, Hitler et Mussolini ont afficher leur conception de « non-ingérence » en envoyant en Espagne troupes et matériels, dont de nombreux avions, dans le but de soutenir l’action des forces nationalistes conduites par le général Franco.

En réponse, Léon Blum, président du Conseil a décidé de confier à Pierre Cot, ministre de l’Air, et à Jean Moulin, chef de cabinet au ministère de l’Air, la charge très officieuse de venir en aide aux forces aériennes républicaines espagnoles.

C’est ainsi qu’une dizaine d’aérodromes français, dont deux en Seine-et-Marne, ont accueilli, de l’automne 1936 au mois de juin 1937, quelques deux cents élèves-pilotes espagnols qui, après leur formation, partirons combattre les chasseurs et bombardiers de la Légion Condor allemande et de l’Aviazone légionaria italienne.

 

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Dominique Sarlabous

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