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Épiphanie ► Quand les fèves font leur cinéma

Voici venu l’Épiphanie, une fête chrétienne qui remonte au temps des Romains. La traditionnelle galette des rois s’accompagne de sa fève. Nombreux sont maintenant ceux qui collectionnent les petits objets et ils ont bien raison car certaines prennent de la valeur au fil du temps.

La fabophilie

En France, on les appelle les fabophiles. Ils seraient près de 2 000 qui auraient rejoint une association et environ une vingtaine d’entre eux posséderaient plus de 30 000 modèles. Pour les puristes, une fève ne mérite d’être collectionnée que si elle a séjourné dans une galette. Et si la fête des rois est ancienne, il faudra toutefois attendre le XIXe siècle pour voir un sujet en porcelaine se substituer au traditionnel (et très banal) haricot alors glissé par le pâtissier dans la galette.

Les débuts de la collection

Les premières collections commencent vers 1910-1914. Leur valeur ne cessera d’augmenter avec la hausse des prix des objets d’art dans les années 1980. C’est aussi durant cette période que les matériaux changent. Tandis que la tradition populaire avait jusqu’alors inspiré des fèves plates en porcelaine illustrant des Guignols, Pierrot, poupon, militaire, lune, soleil, animaux, les années 1950 et 1960 voient apparaître, avec le plastique, des sujets plus modernes : l’automobile, l’avion, le bateau, la moto…

Mais on assiste également au retour des matériaux nobles (porcelaine, terre cuite, métal) au lieu du plastique habituel. Parallèlement, la fabrication échoit aux porcelainiers de l’Asie du Sud-Est qui assurent 90 % de la production des fèves vendues en France.

Quelques sociétés se partagent le marché mondial de la fève. Parmi elles, la société Prime, implantée à Faverney (Haute-Saône), produit entre 40 et 50 nouvelles fèves par an. Elles seront fabriquées par milliers pour être vendues aux boulangers et magasins de grande surface. Créée en 1989, Prime a su innover en proposant des fèves originales en trois dimensions au moment des fêtes de Pâques, Halloween et Noël.

Aujourd’hui, on peut dire que les collectionneurs sont gâtés tant le choix des modèles est devenu extrêmement vaste et diversifié dans les thèmes proposés. Signe d’un engouement populaire jamais démenti à ce jour, il existe sur le Net de nombreux sites créés par des particuliers. Certains collectionnent toutes les fèves sans exception, d’autres ont choisi une thématique qui leur est chère.

La thématique cinéma

La thématique cinéma constitue entre 2 et 10 % des créations mensuelles de la société Prime. Tout dépend en fait des héros du moment et surtout des licences qui auront pu être négociées avec les ayants droit (Disney, Fox, Dreamworks, Warner) pour la fabrication des petites figurines. Certaines fèves de chez Prime sont particulièrement recherchées, comme celles créées pour la coupe du monde 1994 de football (la France devait alors s’incliner devant l’Argentine) dont la cotation avoisine le prix de revient de fabrication de l’époque, soit 12 500 Francs (1906 euros).

Si une ancienne série de Betty Boop cote exceptionnellement 90 euros, les autres restent dans des prix relativement abordables (20 à 35 euros). On trouve des fèves consacrées à des artistes du cinéma français, des personnages du burlesque (Chaplin, Laurel et Hardy), des héros de dessins animés (Anastasia, Bambi, Babar, Dingo, Bernard et Bianca, Popeye, Winnie l’ourson, Balto…). Les supers héros et justiciers ne sont pas oubliés  avec Zorro, Tarzan, Spiderman, James Bond), pas plus que les films cultes : Toy Story, Star Wars, Batman…

Certaines séries poussent la particularité d’avoir été éditées avec des variantes (attitude, taille, couleur, modèle), ce qui accroît leur valeur. Il existe aussi des séries limitées et quelques prototypes. Ces derniers ont été fabriqués pendant que la licence était en cours de négociation (gain de temps industriel), alors que celle-ci, finalement, ne sera pas délivrée au fabricant.

On aime aussi la frangipane dans les galettes !

Recette : 

  • 140 g de poudre d’amandes
  • 100 g de sucre
  • 2 œufs
  • 75 g de beurre mou

Dans un saladier, mélangez la poudre d’amandes, le sucre, les 2 œufs et le beurre mou. Placez la pâte obtenue dans le moule à tarte par dessus la pâte feuilletée foncée dans le moule, cachez la fève dans la frangipane et recouvrez de la seconde plaque de pâte feuilletée. Et au four !

www.prime.fr

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Serge Moroy

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