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Villeparisis ► Les filles se chamaillent à la kermesse : l'un des pères va menacer l’autre avec un pistolet

Villeparisis ► Les filles se chamaillent à la kermesse : l'un des pères va menacer l’autre avec un pistolet

 

Vendredi 21 juin, à Villeparisis, en fin de journée, un père de famille est allé menacer ses voisins avec un pistolet car sa fille et la leur s'étaient chamaillées à la kermesse de l’école. Lorsque la police a été prévenue, à 23 h 30, l’homme n’était plus chez lui. Il a été interpellé le lendemain et le domicile familial a été perquisitionné.

Placé en détention provisoire jusque-là, Benzerga comparaissait devant le tribunal de Meaux mardi 25 juin. Reconnu coupable de menace de mort aggravée par l’arme qu’il avait à la main, il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement dont douze en sursis avec mise l’épreuve.

Il lui a en outre été interdit de paraître à Villeparisis pendant deux ans et de porter une arme pendant cinq ans.

L’évènement a démarré sur une structure gonflable mise à disposition des enfants par l’école à l’occasion de la kermesse. Deux des filles des familles se disputait une place quand une des deux aurait frappé ou bousculé l’autre. La femme de Benzerga a indiqué à la police : « J’ai voulu parler au père mais il n’a pas voulu parler et m’a dit d’aller chercher mon mari ».

Pascal*, le père en question, n’a pas livré la même version des faits : « J’ai essayé de parler avec madame, mais la discussion était impossible ». Il a poursuivi : « La mère m’a dit ‘tu vas voir si t’es un bonhomme, je vais chercher mon mari’ ».

Une fois tout le monde rentré chez soi, la famille de la victime a entendu cogner aux volets. Pascal, sa famille à ses côtés, a ouvert et s’est retrouvé au bout du canon de l’arme de Benzerga. L’agresseur vociférait : « Je vais te buter, fils de p... Je vais te buter ! »

Néanmoins, Benzerga a confié : « Quand j’ai vu les enfants, je savais que je n’allais rien faire ». Ça n’a pas empêché Pascal de retrouver sa fille en pleurs dans les toilettes tandis qu'il cherchait sa famille pour mettre tout le monde à l’abri chez un voisin.

L’auteur des faits a nié qu’il avait une arme de poing et a prétendu avoir menacé Pascal avec un marteau brise vitre. Cependant tous les témoins de la scène ont été formels. Un jeune passant a eu "une belle frayeur" quand il a vu un homme avec une arme qu’il a décrit « comme celles que vous avez » aux agents de police qui l’ont entendu. L’adolescent s’était réfugié dans son lycée, non loin, et a recommandé aux personnes s’y trouvant de ne pas sortir : « Il y a un homme avec un pistolet dans la rue ! »

De plus, un voisin et témoin de la scène a déclaré avoir entendu la femme de Benzerga lui demander ce qu’elle devait dire. Il lui a répondu : « Dis que c’était un marteau ».

Benzerga a déjà été condamné sept fois par la justice, entre autres à sept ans de prison en 2006 pour son implication dans un meurtre.

 

 

 

Dernière modification le mercredi, 10/07/2019

Publié dans Faits divers