Vie locale

Gressy-en-France ► Fan de Johnny Hallyday, le maire s’avoue sonné par sa mort

Comme des milliers de Français, Jean-Claude Geniès a été bouleversé d’apprendre, mercredi 6 décembre, le décès de son idole à l’âge de 74 ans. Dans la région, il était l’un de ses plus fervents fans… depuis toujours.

Le maire de Gressy a eu vent de la nouvelle dès son réveil. « A 7 heures, comme tous les matins, j’ai mis la radio. J’ai entendu une chanson de Johnny et j’ai eu un mauvais pressentiment. Il était confirmé par le communiqué que Laeticia a envoyé à 2 h 34 du matin ». Sa passion pour l’idole nationale est bien connue. Aussi surpris qu’ému, il a d’ailleurs reçu de nombreux textos de soutien durant toute la journée de mercredi. L’un d’entre eux provenait d’un restaurateur clayois et indiquait simplement « condoléances ».

Une page qui se tourne

Pour l’élu âgé de 69 ans, c’est bel et bien une page qui se tourne, une page où sont inscrits, encore intacts, ses souvenirs et émotions. Il collectionne les disques de Johnny, possède plusieurs programmes de ses concerts et, surtout, connaît par cœur la plupart de ses chansons. « On a cinq ans d’écart, il fait partie de ma génération et m’a laissé plein de souvenirs. J’ai pratiquement vu tous ses spectacles, sauf Las Vegas, ses 50 ans au parc des Princes et le dernier Bercy. En revanche, j’ai vu les Vieilles canailles et, à la dernière tournée, on le sentait déjà fatigué » reconnaît-il, les yeux soudain embués par les larmes.

Fan de la première heure

Jean-Claude est né en février 1948 Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), ville où il a connu son épouse et où Eddy Mitchell, autre jeune chanteur de l’époque, tout aussi célèbre, habitait juste en face de l’église. Il a découvert le rocker français à l’âge de 12 ans, avec un cousin. C’était fin 1960, lors de l’un de ses premiers concerts à l’Alhambra [Ndlr : music-hall parisien démoli en 1967]. « Quand j’avais 20 ans, il ne se passait pas une fête de famille sans que l’on me demande de chanter une chanson de Johnny… Ce qui est formidable, c’est qu’il a su s’adapter et a vécu avec le temps qui s’écoule. Au début, c’était le rock d’Elvis Presley, puis il a continué en adaptant des chansons des Beatles » se rappelle-t-il.

« Il avait une gueule et une voix »

Devenu fan, Jean-Claude n’a eu de cesse de fréquenter le Golf-Drouot, temple du rock français, découvrant une foule d’artistes alors en pleine ascension : Sylvie Vartan, Frank Alamo, Françoise Hardy, Jacques Dutronc, Dick Rivers…  Poursuivant des études d’ingénieur en informatique, il préférait se priver de vacances et économiser pour assister aux concerts de son idole… qu’il allait revoir plusieurs fois. « J’aimais le bonhomme et sa musique. Il fallait le voir avant de le juger. Pour les convaincre, j’ai d’ailleurs entraîné des dizaines de couples et d’amis à ses concerts : ils ont tous été conquis. J’allais souvent à son restaurant parisien, le Rue-Balzac, avec des amis ou en famille ».

La tunique de Johnny… à l’identique

Evelyne, son épouse, lui a confectionné la même tunique indienne que portait Johnny sur scène en 1980. Il exhibe une photo prise vers 1994 où on le voit chanter dans cette tenue,  entouré d’élus à la salle des fêtes de Fresnes-sur-Marne. « Avec André Chopelin, ex-maire de Villevaudé, Yves Albarello, maire de Claye-Souilly, Yves Duteil, ex-maire de Précy-sur-Marne, et José Hennequin, ex-maire de Villeparisis, nous avions formé un petit groupe qui s’appelait Les illuminés du cœur. C’était peu après la création des Restos du cœur par Coluche. On donnait des petits spectacles au profit du Téléthon dans chaque commune du canton » explique Jean-Claude.

Une génération de l’insouciance

Le maire se remémore l’époque bénie des sixties. « Nous, finalement, on a eu la chance de vivre une époque d’insouciance. Nos parents en avaient bavé avec la guerre. Mon père est sorti des camps en 1946, terriblement éprouvé. Il ne comprenait pas que j’aimais Johnny Hallyday et ma mère, comme toutes les mères, fermait les yeux parce que j’étais son fils unique. C’était formidable, c’était l’époque Johnny » soupire-t-il.

Triste Noël

Il a une pensée émue pour les deux filles, Jade et Joy, que le couple Hallyday avait adoptées en 2004 et 2008 et qu’il avait aperçues, au premier rang, à un concert : « Les petites ne verront plus leur père qui était un véritable héros à leurs yeux. Il n’y a pas de Noël plus triste pour des enfants ».

 

 

 

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