Pays de MeauxPlaines et monts de FranceVie locale

Villeroy ► L’hommage à l’équipage du bombardier B17 abattu par les allemands en septembre 1943

[Galerie photo]

Un hommage aux dix aviateurs du bombardier B17 américain, abattu par les chasseurs allemands le 3 septembre 1943, a été rendu à Trilbardou, samedi 29 septembre. Le même jour, à Villeroy, la plaque de la stèle où figurent les noms des soldats a été complétée.

Philippe Braquet, le président de l’association du musée 14 à Villeroy, a préparé la journée d’hommage aux couleurs franco-américaines qui s’est déroulée au château de Trilbardou, samedi. Trois familles de membres de l’équipage du bombardier ont fait le voyage depuis les Etats-Unis pour inaugurer la stèle érigée en l’honneur des aviateurs américains.

Les familles de résistants français ayant caché les rescapés du B17 ont été conviées également et se sont mêlées aux figurants en uniformes de l’armée américaine et en tenues civiles de l’époque, dans le parc du château.

Un convoi militaire vers le lieu du crash

A 11 heures, un convoi militaire et civil s’est acheminé vers Villeroy, au long de la D 27, à l’endroit même où le bombardier s’est écrasé en 1943, à l’emplacement de la stèle qui porte désormais le nom des membres de l’équipage de l’avion.

Jacques Dreveton, maire de Trilbardou, et Michel Prin, tous deux ayant participé aux investigations pour retrouver les familles des aviateurs américains, ont prononcé un discours sous les figures de voltige de deux avions d’époque prévus pour l’événement. Puis, la plaque révélant les noms des dix rescapés du bombardier a été dévoilée au public.

Mary An Theiss-Depalma, la fille du lieutenant Theiss, raconte avec une émotion palpable : « En octobre 2016, je suis venue en France avec mon mari pour visiter Paris et pendant mon séjour, j’ai eu envie de comprendre cette partie de l’histoire de mon père. Voulant me rendre à Saint-Mesmes, je me suis retrouvée dans une boulangerie, à Trilbardou. La boulangère ne comprenait pas l’anglais. Elle a appelé son amie Danièle Dreveton et d’autres qui ont servi d’interprètes. J’ai raconté l’histoire du bombardier B 17 et de mon père et à partir de là, ça a été l’effet boule de neige.

J’ai été entourée de passionnés d’histoire et ensemble nous sommes allés voir la stèle érigée à l’endroit du crash du bombardier. Sur la plaque ne figurait que le nom du pilote, Ralph Bruce. 

Des liens d’amitié se sont créés entre nous et les recherches ont continué. En août 2017, j’ai invité mes amis chez moi, à Syracuse, dans l’état de New-York. Philippe Braquet, les familles Dreveton, Prin et Pescheux sont arrivés avec des cadeaux : des débris de l’avion qu’ils avaient retrouvés, des ouvrages sur l’histoire du B 17 écrits par Michel Pescheux, une maquette du bombardier réalisée dans le métal d’une hélice par Lucien Barbillon, le résistant de Saint-Mesmes qui avait recueilli mon père. C’est Gabriel, son fils, qui a tenu à me l’offrir. A la suite de la rencontre, la décision de faire graver les dix noms de l’équipage du bombardier a été prise ».

Le 3 septembre 1943 fut la septième

et dernière mission du bombardier B 17 « Hi-Lo Jack  »

Le 3 septembre 1943, à 6 heures du matin, une flotte composée de 168 bombardiers B17 a décollé de la base d’Alconbury en Angleterre avec mission de détruire une base aérienne ennemie située à Romilly-sur-Seine (Aube). Les bombardiers étaient accompagnés de 160 chasseurs pour leur protection.

Près de Coulommiers, une douzaine de chasseurs allemands sont entrés en action, prenant pour cible la forteresse volante B 17 « Hi-Lo Jack  » qui se trouvait en queue du dispositif.

Trois moteurs sur quatre furent touchés ainsi que l’aile droite ; l’avion allait s’écraser, il fallait évacuer d’urgence. Ralph Bruce, le pilote, a positionné l’appareil en virage sur pilotage automatique afin d’éviter les zones habitées. Les dix membres d’équipage ont sauté successivement en parachute avant que le bombardier finisse son vol dans un champ de Villeroy.

Les dix aviateurs américains ont survécu mais n’ont pas eu tous la même chance à l’arrivée.

Le sergent Simeon Mc Guire a atterri dans un camp allemand et a été fait prisonnier. Les sergents Régis Mc Donell et Milton Seldin ont été faits prisonniers également. Les lieutenants Bertram Theiss et Sebron Mc Queen ont été recueillis par les résistants de Saint-Mesmes. Le sergent Hedley Cassidy ainsi que l’officier David Prosser et le lieutenant Ralph Bruce ont été aidés par les habitants de communes voisines. Le sergent-chef Robert Muir et  le sergent Michael Fleszar ont réussi à s’évader grâce au réseau « Comète ».

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email

Partagez notre article
Share
Post précédent

Sept-Sorts ► Wiame VRD : deux générations d’expérience

Post suivant

Assemblée nationale ► Jean-François Parigi s'indigne de la situation des retraités

Nelly Barras

Pas de commentaire

Ajouter une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.