Torcy ► Zac des Coteaux de la Marne : les promoteurs veulent rassurer les opposants

Torcy ► Zac des Coteaux de la Marne : les promoteurs veulent rassurer les opposants

Les opposants à la zone d’aménagement concerté des Coteaux de la Marne, à Torcy, demandent  l’abandon du projet. EpaMarne, l’aménageur et la Ville de Torcy ont répondu à leurs inquiétudes, lundi 27 septembre.  

Les détracteurs de la seconde tranche de la zac des Coteaux de la Marne ont alerté l'opinion, mercredi 14 septembre, sur l’impact du projet sur la circulation aux abords de l’emplacement des futurs immeubles, en particulier sur les risques de saturation de la route départementale 10 et les difficultés pour accéder à la Francilienne, La fréquentation du RER A et l’accès à la gare suscitent également leurs inquiétudes. Ils expliquent : « Des modifications pourraient se faire sentir dès l’automne sur une circulation qui est parfois proche de la saturation dans le secteur. »

Ils rappellent que de nombreux autres projets sont déjà en cours : à Noisiel, trois cent soixante-dix logements à l’Arche-Guédon et sept cents à la Cité du goût ainsi que de « nombreux programmes disséminés dans le périmètre formé par les communes de Vaires-sur-Marne, Noisiel et Torcy ».  

La Ville de Torcy présente la zac comme « un projet écologique" plaçant la biodiversité et l'amélioration des écosystèmes au cœur de ses préoccupations. Les espaces végétalisés publics représenteront 30 % de la superficie totale. La trame verte centrale, véritable colonne vertébrale du projet, sera uniquement piétonnière et ouverte à tous : « En boucle et en sens unique, les voiries permettront uniquement de desservir les logements. Il ne sera pas possible de traverser la coulée verte centrale en voiture, ce qui limitera la circulation au sein du quartier. »

Des arguments que les opposants au projet n’entendent pas de cette oreille : « Depuis le début des travaux, sur sept des quatorze hectares que compte le projet, les pelleteuses, bennes et grues ont détruit l'habitat de la faune qui y vivait paisiblement, tout particulièrement celui des écureuils roux, espèce protégée, dont un spécimen a été retrouvé mort sur la rue de Chèvre jouxtant le chantier. Ecureuils, oiseaux et autres animaux ont dû se réfugier sur les terrains restants mais qui sont eux aussi voués au bétonnage. » Ils demandent donc au préfet de Seine-et-Marne de revenir sur la dérogation aux espèces protégées qu'il a signée en juin 2018 permettant l'opération immobilière. Une pétition en ligne a été lancée.

De son côté EpaMarne, qui aménage le nouveau quartier pour le compte de la communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne, précise : « Le projet urbain a été pensé et conçu collectivement, autour d’une volonté commune forte, celle de faire émerger un nouveau lieu de vie de grande qualité, tant pour ses habitants que pour la biodiversité. Ainsi, plus de 30% de la surface du projet est dédiée aux espaces verts publics et aux  espaces naturels, avec des habitats naturels préservés ou reconstitués dans leur substrat d’origine (milieu calcicole, particulièrement riche en calcaire). » Vingt-deux espèces protégées trouveront ainsi refuge « dans un lieu parfaitement adapté à leur développement ». EpaMarne a mis en place plusieurs actions : « Calendriers des travaux adaptés pour ne pas gêner les périodes de reproduction des oiseaux ; protection de zones sensibles pendant les travaux ; disposition de micro-habitats, nichoirs et tour à hirondelles, ganivelles et palissades de chantier adaptées pour laisser passer la petite faune ; suivi par un écologue de la bonne santé de la biodiversité existante ; aménagement de zones humides ; aménagement de toitures végétalisées… »

EpaMarne insiste également sur un autre aspect du projet urbain, celui de la construction en bois : « Les deux tiers des logements en construction sont constitués de structures porteuses mixtes en bois et béton. Le prochain programme, en cours de conception, aura une structure 100% bois, ce qui équivaut à l’économie de plusieurs tonnes de CO2 (1m3 de bois = 700 kg de CO2 économisés = 1 A/R Paris Casablanca en avion pour 1 personne). Le choix du bois s’est imposé pour son faible impact environnemental et son confort thermique. Il est principalement utilisé dans les structures et murs porteurs des bâtiments et n’est par conséquent pas ou peu visible en façade. La performance énergétique des bâtiments permet d’atteindre d’excellents niveaux de sobriété, avec le label BBCA (Bâtiment bas carbone) ou encore la certification NF Habitat HQE. EpaMarne est également vigilant à la provenance du bois avec la prescription de l’origine France pour près de 20% des logements construits. »

 

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Dernière modification le mardi, 28/09/2021

Publié dansVie locale

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